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 Eli - Your voice will still remember our melody

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MessageSujet: Eli - Your voice will still remember our melody   Dim 10 Jan - 18:28

Felming, Elizabeth Zoé  

Nom ≈ Fleming Prénom(s) ≈ Elizabeth, Zoé Âge ≈ 29 ans Date,lieu de naissance ≈23 Mars 1986 à Las Vegas Origines,Nationalité ≈ Américaine, mais ma mère est d'origine française. Métier/étude ≈ Développeuse web Orientation sexuelle ≈ Hétérosexuelle Statut Matrimonial ≈ Célibataire Famille ≈ Ma mère biologique est enfermé dans un hôpital psychiatrique à New York pour avoir tenté de me tuer et mon père biologique est en prison pour m'avoir sauvé. Je vais le voir de temps en temps. Sinon, j'ai été adopté à l'âge de 14 ans pas une couple qui avait déjà une fille dont je suis devenue très proche. Ils vivent aussi à New York. Date d'arrivée ≈ Il y a maintenant 4 ans que je vis à Marlow Spring. Groupe ≈ You're from another world ...   Crédit(s) ≈ Bazzart

Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.


(-) Gourmande (+) Persévérante (+) Blagueuse (-) Jalouse (-) Perfectionniste (-) Collante (+) Honnête (-) Rancunière (+) Débrouillarde (-) Têtue (+) Indépendante (-) Secrète (+) Généreuse (-) Grande Gueule
(1) J'ai deux grands secret, mais je n'en parle à personne. (2) Je pratique un seul sport : le yoga et il ne faut surtout pas me demander de courir.    (3) J'ai un tatouage sur l'épaule : "Made by my dreams" qui représente mon indépendance    (4) J'ai la phobie de l'eau... Je suis incapable d'aller nager dans une piscine ou même me balader au bord de la plage. Je ne supporte pas les baignoires, seuls les douches sont faites pour moi. (5) Je suis une lève-tôt. Ne serait-ce que pour avoir le plaisir de regarder le soleil se lever sur la ville.  (6) Je n'aime pas recevoir d'ordres. Si c'est le cas, je suis tellement têtue que je me fait un plaisir de les transgresser. (7) J'ai un seul animal de compagnie, ou plutôt une seule. Une chatte au poil blanc nommée Boulle de Neige. (8) Je suis bordélique, mais uniquement dans mon espace personnel, autrement dit ma chambre. (9) La truc que je pourrais manger à n'importe quel moment de la journée ? Les miel pops, j'en mangerais toujours sans faim. (10) En revanche, je déteste les carottes. C'est long, c'est orange... En gros ça sert à rien. (11) J'ai tendance à me mettre à pleurer à chaque fois que je regarde un film d'amour... C'est honteux. Même un scène romantique dans une série peut me faire craquer. (12) J'ai l'habitude d'aller travailler un peu n'importe où. En fait, il m'arrive de me poser avec mon ordinateur dans les quatre coins de la ville. Dans un café ou sur une table de pique nique par exemple. En bref, partout sauf dans un bureau. Je suis incapable de rester assise toute la journée au même endroit. (13) Je sors assez régulièrement le soir dans les bars ou dans ce genre d'endroit, mais je ne reste jamais jusqu'à 4 heures du matin. (14) Autre chose, je déteste faire les courses... Pour moi c'est une pure perte de temps, mais je n'ai souvent pas le choix.  (15) J'ai aussi deux petits... Tic on va dire. Je passe sans arrêt ma main dans mes cheveux lorsqu'ils sont détachés et je me mords souvent la lèvre surtout quand je suis stressée.  


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 ici tu place ton petit code qui se trouve [url=http://marlow-spring.forumactif.org/t34-fiche-de-presentation#198]ici[/url]



Dernière édition par Elizabeth Z. Fleming le Dim 17 Jan - 10:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Eli - Your voice will still remember our melody   Dim 10 Jan - 18:29




Il faut se dire des belles choses, qu'on gardera pour plus tard

Il était une fois... Toutes les belles histoires démarrent de la sorte, un beau prince charmant qui épouse une belle princesse, ils ont des tas d'enfants et ils vivent à jamais heureux. Pour mon histoire, c'est un peu différent. Selon moi, la vie telle qu'on la présente aux autres ne devrait pas commencer avant vingt ans. Qu'y a-t-il a dire avant?  La famille, l'école, la routine, l'ennui. On est con quand on est jeune et on vieillit pour avoir honte de ce qu'on pensait, de ce qu'on faisait, et de ce qu'on voulait. Dans mon cas, la honte n'est pas une notion qui m'est très familière. La raison pour taire tout ça, ce serait plutôt l'ennui mortel ou la terreur. Raconter ces heures assises sur les chaises de l'école primaire, les bancs du collège et les pelouses du lycée. De l'enfant sage qui aime ses parents, qu'ils soient d'incroyables losers ou pas, à l'adolescente qui ne veut rien avoir à faire avec eux ou plutôt elle, car le problème venait avant tout de ma mère, qu'ils soient mon seul moyen de survie ou non. Je suis passée par toutes les étapes. Une famille médiocre, une enfance médiocre, comme un jour d'automne tellement moche que même les enfants n'ont pas envie d'aller s'amuser à sauter dans les flaques. Que même les junkies n'ont pas le courage d'affronter la pluie déprimante pour chercher leur dose. Alors non, je ne veux pas en parler à la plupart des gens, mais je vais quand même faire une exception.

Je suis née au Etats-Unis dans la belle ville de Vegas. Enfin belle... Je ne m'en souviens même pas, car nous avions déménagés vers New York peu après ma naissance. Ma mère est originaire de France, mais mon père est un pur américain. Comment ce sont-ils rencontré ? Ce serait bien trop compliqué de tout vous raconter et bien trop long aussi. Puis, l'essentiel n'est pas tellement intéressant, ça ne fait pas non plus partie de mon histoire, puisque je n'étais pas encore de ce monde. Je ne me souviens pas non plus de nos débuts dans cet vielle, mais notre intégration s'est faite assez vite. Mon père a rapidement intégré l'université où il était professeur de langue et ma mère a finalement ouvert une boutique de cupcakes dans une rue de Manhattan. Moi ? Je suis allé à l'école dès que j'ai eu l'âge. Comme tous les autres enfants me diriez-vous ? Oui, j'étais une fille banale et je suppose que je lui suis encore aujourd'hui... Dire que je ramenais toujours des bonnes notes ? À quoi bon quand rien de ce que l'école pouvait m'apprendre ne me passionnait. Je me fondais dans la masse des autres élèves, sans jamais me démarquer plus que nécessaire. Je ne cherchais pas la popularité des populations des bacs à sable et je souhaitais encore moins gagner le prix du meilleur coloriage de citron. La suite ? On appelle ça l'adolescence. Ce fut l’incroyable déclin de ma vie. La descente aux enfers comme personne ne pourrait l'imaginer. Ce ne fut pas le collège ni le lycée qui me perturbèrent le plus. Je n'étais pas de ces filles qui se font discriminer ou montrer du doigt, j'étais autre chose. Comme invisible, j'avais des amis, mais ils se comptaient sur le doigt d'une main, même si j'étais et suis encore une fille sympathique. Je n'allais que très rarement à la rencontre des autres et je me fichais de rester seule parfois. J'aimais bien les cours, rien de ce qui se passait là-bas ne pouvait être pire que d'être chez moi. Oui, pour la plupart des gens, la maison représente un cocon de sécurité où ils rêvent de se réfugier en fin de journée. Au contraire, je fuyais cet endroit qui de jour en jour se dégradait. Ma mère commençait à perdre les pédales et ça me faisait peur. J'angoissais de passer la porte d'entrée en fin d'après-midi, soucieuse quand à ce qu'elle allait encore faire ou dire de bizarre. Cela avait commencé par de simple chuchotements à elle-même, qu'elle susurrait quand elle pensait être seule. Puis progressivement cela s'était transformé en de grands cris incompréhensibles qu'elle balançait à tout bout de champ, prétextant qu'elle sentait perpétuellement que quelqu'un la regardait, la suivait. Mon père essayait tant bien que mal de l'aider, mais il n'arrivait pas à grand chose. La maladie progressait à une vitesse démoniaque. Oui, car elle était malade, je suppose qu'elle n'aurait jamais agi de la sorte si elle ne l'était pas. Paranoïa. Je venais d'avoir quatorze ans quand il y eut cet incident... Enfin... Incident... On devrait plutôt appeler ça une catastrophe.

Depuis le début de sa dégénérescence, ma mère n'était plus la même avec moi. Elle me regardait souvent de travers et je ne comprenais pas pourquoi. J'essayais de faire comme si de rien était, mais ce n'était jamais facile. Bref, ce soir-là, je rentrais des cours, comme tous les jours qui avaient précédé et comme normalement auraient dû suivre, mais il se passa quelque chose. Et cette chose, je crois, restera à jamais dans ma mémoire. Je me souviendrais toujours de son regard lorsqu'elle m'avait prise par les cheveux pour me traîner dans la salle de bains. Ce regard froid, vide, dénué de tous sentiments ou plutôt de toute raison qu'elle m'avait lancé. Je ne comprenais vraiment pas ce qu'il se passait, mais je gardais à jamais des séquelles de cette tragédie, ma phobie de mettre la tête totalement sous l'eau par exemple. Je rentrais et elle m'avait crié dessus des mots que je ne comprenais pas. Je n'avais jamais appris le français et pourtant, elle me lançait sa langue natale au visage comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Puis elle m'avait attrapé et j'avais beau me débattre, je n'arrivais pas à me défaire de son emprise. Comme si ses muscles alimentés par la folie étaient bien plus forts que les miens vidés par la peur. Elle m'emmenait dans la salle d'eau et j'essayais d'attraper l'encadrement de la porte pour me retenir, pour la retenir. Mais même si j'enfonçais mes doigts dans le bois, je ne l'arrêtais pas. Et elle me balançait habillée dans la baignoire pleine comme si je ne pesais rien. Je criais, je hurlais, je bougeais, mais rien n'y faisait. Je pleurais même, implorant désespérément qu'elle arrête, qu'elle revienne à la raison, qu'elle me lâche. Mais elle continuait à faire ce qu'elle avait l'intention de faire, comme la folle qu'elle était. Que me voulait-elle ? Je ne comprenais pas jusqu'à ce qu'elle plonge ma tête sous l'eau pour la première fois et appuyait de toutes ses forces pour que je reste au fond de ces quelques dizaines de centimètres de profondeur. Elle voulait me noyer... Pourquoi ? Je n'en savais rien elle était dingue. Je luttais de toutes me forces et parvenais à remonter à la surface une, deux, trois fois. Mais mes forces m'abandonner peu à peu. Je serais morte si mon père n'était pas arrivé plus tôt du travail ce soir-là. Je serais morte des mains de ma mère... Quel genre de parent essaye de tuer son propre enfant, sa fille unique ? Je me le demandais vraiment et je ne comprenais pas cette femme que je considérais comme une étrangère depuis ce jour. Que je haïssais depuis lors. Elle n'avait plus rien de la femme qui m'avait élevée et ne serait plus jamais cette femme. Elle était partie, submergée par la démence. Mon père qui tentait de retenir sa femme manqua de la tuer pour me protège. Elle se débattait tellement pour essayer de me rattraper, qu'il fut obligé de la pousser de plus en plus fort. Jusqu'au moment où elle bascula en arrière et manquait de se fracasser le crâne contre le rebord du lavabo. L'impact de sa tête contre le sol fut énorme. Je regardais la scène à peine redressée en position assisse dans la baignoire. Puis ce fut le trou noir pour moi. Je me réveillais dans une chambre d'hôpital où l'infirmière m'apprit que j'avais été en état de choc pendant plusieurs jours. Jours dont je ne me rappelais absolument pas. Ma mémoire devait avoir mit cet épisode de côté et je ne m'en plaignais pas. Je surmontais comme je pouvais cette épreuve, mais je ressortais à jamais perturbée à cause de ce moment. Qu'elle genre de fille parviendrait à vivre normalement après que sa propre mère ait tenté de la tuer. Pas le mien en tout cas.

Ce que j'expliquais avant, c'est que cet incident n'était que le début. Heureusement tout de même ma mère ne s'était pas fracassé le crâne en tombant, mais elle n'était pas passée loin. Non pas que j'ai été heureuse en apprenant cette nouvelle, mais je n'avais rien ressenti. Rien du tout, juste du vide, là où avait été sa place dans mon cœur. Je ne ressentais plus rien pour elle si ce n'était de la haine. Je ne voulais plus la voir et plus jamais je ne révérais depuis ce jour. Elle fut placée dans un espèce d'asile dans le sud du pays et jamais en douze ans, je ne suis allée la voir. Ce ne serait qu'une perte de temps et je ne voulais plus rien avoir à faire avec cette inconnue qu'elle était à présent pour moi. Mon père en revanche, je ressentais quelque chose lorsque l'ont me dit qu'il était accusé de tentative d'homicide. C'était vraiment n'importe quoi. Sur le coup, je ne comprenais pas qui... Il faut dire que j'étais sous calmant et encore à l'hôpital donc... Ma mère, pourtant, il n'avait jamais voulu la tuer ou ne serait-ce que lui faire du mal. Il tentait juste de me protéger et voilà où ça l'avait mené. Tout ça à cause d'elle... Je restais une semaine encore dans cet insupportable endroit et l'on me fit passer des tests en tous genre, je rencontrais même quelques psychologues qui jugèrent mon état assez bon pour me laisser finalement sortir. Comme ma mère était enfermée chez les fous et mon père toujours sous surveillance policière en attendant son procès, je me retrouvais à l'orphelinat. Ils disaient que j'étais encore trop jeune pour rester toute seule. Aucune famille ne voulait vraiment de moi au début, ils me trouvaient un peu trop perturbée et comme la sentence de mon père mit un moment à être prononcer personne n'osait engager quoi que ce soit avec moi. Finalement, j'allais à l'audience et regardais l'avocat de mon paternel débatte des faits pour essayer de l'innocenter. Je revivais la scène alors qu'il la racontait et je faillis ne pas le supporter, mais je me forçais à rester, car je pouvais au moins faire ça pour l'homme qui m'avait donné puis sauvé la vie. Je restais jusqu'au bout, mais lorsque qu'il fut jugé coupable de tentative d'assassinat, j'éclatais en sanglots dans le tribunal, comme une pauvre quiche. Et je le regardais être emmené par ces hommes en uniforme vers cet endroit infâme qu'on appelait la prison. Ce n'était pas bien joyeux, pas vrai ? Pourtant, j'arrivais à rester forte malgré tout cela. Un assez vieux couple m'adopta peu après. La femme, aimante, ne pouvait plus avoir d'enfant et lui se prenait pour un saint et voulait à tout prix secourir les âmes en détresse. La mienne était-elle récupérable ? Il faut croire. Car je me relevais petit à petit de cette histoire qui était la mienne. Ces gens avaient beau être bizarres, ils prirent très bien soin de moi. Ils comprirent très vite qu'il ne fallait pas me parler de mon passé sinon je risquais de montrer les dents. Je m'attachais et je restais chez eux jusqu'à ma majorité. J'eus même droit pendant ces sept ans à devenir amie avec leur fille unique qui avait un an de plus que moi. Je la considérais rapidement comme ma grande sœur, nous avions presque le même âge, on s'entendait bien, même plus que bien. On était pareille toutes les deux même si nous n'avions pas le même sang. On devenait vite fusionnelle et je ne saurais même aujourd'hui passer une journée sans lui parler.

Après cette histoire, je me replongeais dans mes études. Dès mon diplôme en poche, j'entamais une formation en littérature. C'est à cette époque aussi que je me trouvais une nouvelle passion : l'informatique. Cet objet si merveilleux : un ordinateur, ne me quittait plus jamais depuis lors. Je me documentais beaucoup et me perfectionnais dans l'art de l'infographie. Je remportais un peu d'argent grâce à cela en plus de ceux que me donnaient mes parents adoptifs. J'avais donc un peu d'autonomie en plus. Et j'étais plutôt fière de moi. J'allais aussi voir mon père de temps en temps en prison. Cela me faisait toujours bizarre d'aller là-bas, mais j'étais contente de le voir ne serait-ce que quelques dizaines de minutes à travers une paroi vitrée. Bref, je devenais un peu, beaucoup, geek, mais je m'en fichais, j'étais mieux devant mon écran que dehors dans la rue. Et quand je n'étais pas sur mon ordi, j'étais généralement penchée sur un bouquin ou sur un quelconque devoir à rendre. Non, je ne m'isolais pas pour autant, mais j'aimais bien ma petite tranquillité. Cela m'arrivait de sortir le soir avec des amis ou tout simplement avec ma sœur d'adoption. C'est d'ailleurs après une soirée entre amies dans un bar populaire du Midtown que ma vie faillie basculer une deuxième fois.

J'avais alors vingt-cinq ans. Je l'étais installée depuis un peu plus de quatre ans dans un petit appartement pas loin de l'université. J'avais décidé de m'amuser avec ma meilleure amie. On fêtait son anniversaire et je rentrais tard chez moi. Il devait être environ cinq heures du matin ou peut-être moins. J'avais quelques verres en trop et je ne marchais plus vraiment très droit. Pourquoi je n'étais pas restée chez mon amie ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais j'aurais dû l'écouter et dormir chez elle. À la place de cela, j'arpentais les rues sombres de la ville alors que j'étais bien plus que pompette. Je ne remarquais pas ce type qui me suivait depuis quelques mètres. Je ne m'aperçus pas de sa présence jusqu'à ce qu'il m'attrape le bras. Il devait être dans un état bien pire que le mien et il empestait la bière à plein nez. Je lui aurais donné environ le même âge que moi, il était brun du moins d'après mes souvenirs. Je lui demandais ce qu'il me voulait, mais il ne me répondait pas. Il se contentait de m'attrapait part les hanches. Sur le coup, je ne comprenais pas ce qu'il lui prenait, mais il s'appliquait à caresser mon corps de ses mains, mes fesses, mes seins. Il était assez brusque, mais je ne comprenais toujours pas. Mes capacités de réflexions étaient vraiment ralenties par la quantité d'alcool que j'avais bu. Je le laissais faire sans bouger, j'étais tellement absente. Je ne me rendais pas compte. Il pressait son corps contre le mien me poussant jusqu'à ce que l'on touche le mur de la rue. Puis là, il tentait de poser sa bouche sur la mienne et je réagissais enfin. Merde ! Non ! Je ne voulais pas. Je tentais de le repousser, mais rien à faire, il ne bougeait pas. Ses mots qu'il murmurait alors à mon oreille, je les entendais encore parfois lorsque je faisais des cauchemars. "Ne bouge pas ma belle et ça ne fera pas trop mal. Je t'aurais de toute façon." Je m'étais figée, puis je m'étais débattue de plus belle. Sauf qu'il me maîtrisait toujours. J'essayais de le frapper, mais rien n'y faisait. Il parvient même à me tenir d'une main pendant qu'il enlevait son pantalon. Je hurlais, mais il revenait vers moi de plus belle en essayant de soulever ma robe. Je criais encore et encore en me débattant. Je lui décochais finalement un coup de pied dans les parties. Il se pliait en deux, me lâchant enfin. Je l'abandonnais et fuyais le plus vite que je pouvais. Il fallait que je m'éloigne le plus loin possible. J'avais perdu mes chaussures à talons en route et je courrais sur le béton sale et froid de New York pieds nus. Car ma vie en dépendait. Je courrais, mais il tentait quand même de me rattraper. Pendant au moins dix minutes, il ne me lâcha pas gagnant même du terrain petit à petit, car je fatiguais e. Mais heureusement, il abandonna finalement alors que j'arrivais dans une allée où il y avait du monde. Enfin du monde... Il y en avait un peu... Un tout petit peut... Bon ok, il n'y avait qu'une personne, mais je crois que c'est grâce à elle que je m'en suis sortie ce soir-là. Que me serait-il arrivé si cet homme n'avait pas été là ? Je serais violée ? Peut-être même assassinée... Mais non, car il avait été là... Ce type que je n'avais jamais vu avant ce jour et pourtant à qui je serrais redevable toute ma vie. Je m'étais écroulée presque devant lui et il avait pris soin de moi. La plupart des gens m'auraient peut-être laissé là sans plus. Lui non, il s'était inquiété et avait prévenu les urgences. Je crois même que j'ai pleuré dans ses bras, mais je ne me souviens plus exactement des détails... Enfin... Ce fut l'autre passage traumatisant de ma vie. Je m'en serais bien passé, mais bon... J'ai eu la chance de m'en sortir qu'avec de légères entailles par-ci, par-là et ça, je ne vais m'en plaindre. Ça aurait pu être bien pire... J'ai décidé de quitter New York pour venir m'installer à Marlow Spring juste après cet incident. Je voulais quitter cette ville où j'avais connu peines et misères pendant des années. Je voulais changer d'air, reprendre une vie normal, à zéro, dans un endroit que je ne connaissais pas, dans une ville que je ne connaissais pas.

Comme pour la fois précédente, je passais par-dessus cette épreuve, parce qu'il fallait bien que je le fasse. Je reprenais ma vie comme si de rien était ou du moins presque. Il m'arrive encore souvent de faire des cauchemars et de revivre ces deux épreuves comme si elles venaient juste d'arriver. C'est pour cette raison que je ne parle jamais de tout ça à personne, je n'aime pas quand tous ces souvenirs remontent. Je préférerais les cacher très loin au fond de ma mémoire et ne plus avoir à y penser. La plupart du temps, j'essaye de m'occuper l'esprit comme je peux avec mon ordi, en travaillant. Côté amour, c'est le calme plat. Je ne suis pas mariée comme certaine, ni enceinte et je suis même loin de l'être. Bien sûr, il y a des hommes de temps en temps, mais rien de bien sérieux ou qui ne dure bien longtemps.

et moi c'est ...
Strange_sdc / Steph
ta petite présentation Tu es une fille/homme ? Une femme Ton petit âge ? 16 ans Tu viens d'où ? D'Ardèche ! Tu es venu ici pourquoi ? Rp, quelle question  leche  Ton personnage est un personnage inventé/scénario ? Inventé Tu es un double compte ? Nop, pas pour le moment ! Autres chose à dire ? Je vous aimes très beaucoup !  vomi




Dernière édition par Elizabeth Z. Fleming le Dim 17 Jan - 9:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Eli - Your voice will still remember our melody   Lun 11 Jan - 19:33

Je ne pense pas avoir besoin de te dire bienvenue vu que c'est en parti ton forum, mais bon courage pour ta fiche !! brille
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MessageSujet: Re: Eli - Your voice will still remember our melody   

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